Texte de Frédéric Bastien, professeur d’ paru dans Le Devoir du 20 octobre 2011.

Le 3 octobre dernier, la Coalition pour l’histoire et la Fondation Lionel-Groulx publiaient une étude sur l’enseignement et la recherche en histoire au Québec, dénonçant, chiffres à l’appui, la place minuscule qu’occupent les grands personnages et les grands événements politiques qui ont marqué notre passé. La part du lion revient à l’histoire sociale qui s’intéresse aux pauvres, aux immigrants, aux exclus, etc. Ce constat en a dérangé plusieurs parmi les spécialistes, dont l’historienne Denyse Baillargeon, qui a réagi dans Le Devoir.

(…)

Ces chiffres n’ébranleront pas les tenants de l’histoire sociale qui se désintéressent passablement de ce que le peuple a envie de lire. Mieux que cela, ils confisquent les ressources à leur profit pour écrire une histoire dont le peuple ne veut pas. C’est ainsi qu’un professeur de l’Université Bishop’s, l’un des deux seuls universitaires travaillant sur les rébellions de 1837-1838, a vu ses demandes de subvention systématiquement rejetées pendant plusieurs années pour la rédaction d’un livre sur le sujet.

Pendant ce temps-là, le Fonds québécois de recherche Société et culture donnaient 128 000 $ d’argent public à un groupe de trois historiens de l’Université de Sherbrooke et l’Université de Montréal afin d’étudier «la construction de la masculinité à travers l’observation des normes et déviances masculines dans les collèges classiques au Québec» entre 1800 et 1960.

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