Article de Bernard Landry publié dans le Devoir le 24 janvier 2012

La péréquation est une fumisterie et Ottawa nous coûte beaucoup plus cher qu’il nous rapporte. Il faut remplacer la fausse charité par la vraie justice et «une province pauvre» par un pays riche. George Washington a fait l’indépendance des États-Unis en répétant There is no gifts between nations. Cette vérité n’a jamais cessé d’être d’actualité et doit nous inspirer.

On voit bien que la détresse actuelle de notre parti ne peut donc se résumer à une seule question de leadership. Mais les personnes qui le dirigent actuellement ont un devoir crucial et impérieux: mettre l’intérêt national avant toute forme d’ambitions personnelles. Qui est le mieux placé pour nous conduire rapidement au pouvoir, étape essentielle vers l’indépendance? Cette réflexion s’impose aussi à tous les militants qui doivent faire preuve de lucidité, de solidarité et d’unité pour renforcer notre option.

Je milite depuis quarante ans dans ce parti, et le fais encore. Il fut et est toujours un formidable instrument de progrès national. Pourvu qu’il soit bien orienté et bien dirigé. La sagesse est de le sauver dans l’unité, plutôt que chercher de lentes et incertaines alternatives. Ces recherches sont honorables, mais elles doivent s’effectuer dans un esprit de solidarité et d’efficacité.

Je suis bien placé, avec la trajectoire qui est la mienne, pour dire aux personnes concernées qu’elles doivent penser à la patrie avant tout. Chevalier de Lorimier, à la veille de sa mort injuste et héroïque, pensait-il à ses intérêts personnels quand il a dit: «Vive la liberté! Vive l’indépendance!»? L’heure du réveil a sonné.

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