Jérôme Labbé  | Radio-Canada

Le drapeau du Québec sera prochainement installé dans la salle du conseil municipal de l’hôtel de ville de Montréal, ce qui n’était pas le cas jusqu’à maintenant.

La nouvelle politique de pavoisement a été présentée mercredi matin à l’hôtel de ville, juste avant l’ouverture de la séance hebdomadaire du comité exécutif.

Revue pour la première fois depuis 1996, cette politique de gestion des drapeaux canadien, québécois et montréalais entrera en vigueur dans deux semaines, lors de la prochaine rencontre du conseil municipal.

Ainsi, la Ville de Montréal se conformera une bonne fois pour toutes aux dispositions de la Loi sur le drapeau et les emblèmes du Québec.

Cette loi prévoit que le fleurdelisé doit être déployé sur les édifices où siège le conseil d’une municipalité ou un conseil d’arrondissement, sur une bibliothèque municipale et en tout lieu où une municipalité déploie son drapeau.

Elle précise aussi un certain nombre de règles à respecter. Par exemple, le drapeau du Québec doit être placé à gauche lorsque présenté de pair avec le drapeau de la Ville. Si trois drapeaux sont hissés, celui du Québec doit se retrouver au centre. Et s’il y en a quatre ou plus, le fleurdelisé doit être placé à l’extrémité gauche de la série.

Pavoisement, déf. : Action consistant à orner de drapeaux un édifice public, une place publique, une ville ou un événement. Le pavoisement peut être permanent ou temporaire et a pour objet l’identification des autorités politiques qu’il représente.

La Ville de Montréal avait été rappelée à l’ordre plutôt tôt cette année par le ministère québécois de la Justice, qui lui reprochait de ne pas accorder assez de place au fleurdelisé.

Elle avait également reçu une mise en demeure de deux journalistes retraités pour l’obliger à se conformer à la loi.

De plus, une manifestation s’était tenue en août dernier pour exiger que l’administration Plante respecte les dispositions législatives prévues.

À un internaute raillant le manque d’empressement de l’administration à corriger la situation, Mme Plante a rétorqué sur Twitter mercredi qu’elle était « fière d’être celle qui a décidé de se conformer à la loi ». « Mes prédécesseurs n’avaient pas daigné le faire », a-t-elle souligné.

 

 

 

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