Article de Michel David publié dans Le Devoir et sur Vigile le 17 janvier 2012

L’argument le plus souvent invoqué à la défense de Mme Marois est que les difficultés du PQ sont surtout dues à la baisse de faveur de l’option souverainiste, qui expliquerait aussi la défaite du Bloc québécois le 2 mai dernier.

Le sondage de Léger Marketing révèle pourtant une étonnante remontée de la souveraineté qui, à 43 %, est revenue à son niveau d’avril 2011, alors que le PQ est crédité de seulement 25 % des intentions de vote. La souveraineté ne serait donc pas le problème ?

L’existence d’une diaspora souverainiste, qui ne veut rien savoir du PQ, est précisément ce qui justifie cette alliance des souverainistes et des progressistes que Bernard Drainville appelait de ses voeux dans son entrevue au Devoir.

Par la voix de son attachée de presse, Mme Marois a fait savoir qu’une telle alliance ne l’intéressait pas. En fermant la porte, au lieu de laisser les militants péquistes en débattre librement, la chef péquiste se peinture dans le coin et en fait encore une fois une question de leadership.

Le conseil national de la fin du mois risque donc de donner lieu à un nouveau psychodrame. D’un côté, ceux qui, comme M. Drainville, voient dans une alliance « l’antidote » à la division du mouvement souverainiste ; de l’autre, ceux qui, comme son collègue de Drummond, Yves-François Blanchet, y voient un « piège naïf » tendu par Québec solidaire. Plus ça change…

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