Article d’Amélie Daoust-Boisvert paru dans Le Devoir le 3 décembre 2009.

La Coalition pour l’histoire lance une pétition et un site Web pour presser la ministre de l’Éducation de revoir «en profondeur» l’enseignement de cette discipline au Québec.

Au secondaire, dit Mario Beaulieu, plusieurs périodes historiques «sont occultées, faute de temps».

Regroupant entre autres la Société des professeurs d’histoire du Québec et la Société Saint-Jean-Baptiste, la Coalition montre du doigt plusieurs aspects de cet enseignement, du primaire à l’université, dont un contenu qui «fait la promotion du multiculturalisme au détriment de l’histoire du Québec».

Selon Laurent Lamontagne, le nombre d’heures consacrées à l’histoire, au primaire, est souvent réduit pour faire place à d’autres matières, puisque le régime pédagogique prévoit un nombre d’heures «indicatif». «On peut couper du temps, et ça se fait allègrement», estime le président de la Société des professeurs d’histoire du Québec. La Coalition demande 100 heures obligatoires à partir de la troisième année ainsi que tout au long du secondaire.

Il affirme ne pas vouloir prêter des visées politiques aux concepteurs de ce programme, mais déplore du même souffle le fait que la question nationale du Québec ait ainsi été éludée. «Ce programme-là a été fait dans le secret. Il savait très bien, le ministère, que la question nationale au Québec, c’est toujours chaud, toujours.»

Au secondaire, dit Mario Beaulieu, plusieurs périodes historiques «sont occultées, faute de temps».

Lire l’article dans le site Internet du Devoir


   Articles pertinents :