Lettre d’opinion de Laval Lavallée parue dans Le Devoir du 25 février 2011

La volonté gouvernementale d’améliorer les aptitudes linguistiques dans nos écoles est louable, mais je crois que les politiques mises de l’avant lors du discours inaugural nous mèneraient directement à une assimilation plus prononcée à la langue de Shakespeare.

Non seulement l’utilisation de la langue parlée à la maison serait grandement affectée, mais les professeurs francophones risqueraient de se comporter comme les fonctionnaires d’Ottawa, une ville soi-disant bilingue et où les francophones communiquent de plus en plus en anglais entre eux. Il serait alors trop tard pour changer de cap.

J’ai fait mes études primaires et secondaires dans une province de l’Ouest canadien où la moitié des cours était donnée en français, et l’autre en anglais. Après plusieurs années de recul, je constate que les francophones qui sont passés par ce système ont perdu une bonne partie de leur habileté à parler la langue de Molière. Pour ce qui est des anglophones qui ont effectué le même trajet, la très grande majorité ne comprend plus ce que veut dire «Quel est votre nom?».

Le cas montréalais n’est pas différent. Les francophones cèdent beaucoup plus facilement à l’anglais que les anglophones au français. Ceci a été confirmé par une émission de Radio-Canada.

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