Lettre de lecteur de Isabelle Séguin publiée dans le journal Le Devoir le 22 novembre 2012

«Votre raisonnement m’apparaît être une véritable contorsion de l’esprit. Que le Québécois soit francophone de naissance n’est précisé nulle part ; à l’inverse, il me semble, du Canadien français, qui porte en son nom ses origines françaises et son parcours historique suivant la Conquête. Canadien français m’apparaît alors plus exclusif ou rétrograde : il réfère, lui, au « pure laine ». S’il ne s’agissait que de langue, on aurait dit, à l’instar de Franco-Manitobain ou Franco-Ontarien, « Franco-Canadien ».

Vous avez fallacieusement défini le terme « Québécois » en fonction du tristement célèbre discours de Jacques Parizeau. Je suis désolée qu’encore aujourd’hui on réfère à ce discours pour discréditer le mouvement nationaliste québécois. Afin d’avoir une discussion honnête, il convient de rappeler le contexte politique dans lequel s’est déroulé le référendum.»

[…]«Je trouve étrange que l’association directe faite à son territoire vous dérange davantage s’agissant du terme « Québécois » que de l’appellation « Canadiens français ». Dans les deux cas, vous conviendrez qu’il y a référence à un territoire : le Québec, dans le premier cas, le Canada, dans le second.

Vous dites que « Canadiens français » est inclusif, réunissant tous les Canadiens de langue française, contrairement au vocable « Québécois », qui selon vous, désigne le francophone de naissance.»

Voir le texte complet sur le site du journal Le Devoir


   Articles pertinents :