« L’enquête révèle qu’une majorité absolue de Québécoises et Québécois serait favorable à ce que le Québec dispose de tous les leviers pour décider de ses propres politiques dans les domaines suivants : langue française [73%], immigration [60%], culture [77%], radio et télécommunications [66%], laïcité de l’État [62%], santé [68%], éducation, éducation supérieure et recherche [72%], politiques fiscales [61%], politique monétaire [61%], réglementation des banques [60%], commerce international [60%], transport international (trains, avions, routes) [55%], aéronautique et aérospatial [56%], propriété intellectuelle [62%], assurance-emploi [63%], environnement [67%], réglementation du transport d’énergies par oléoducs ou gazoducs [58%], relations avec les peuples autochtones [62%], pêcheries [62%], parcs nationaux [72%], le droit criminel [60%]. les droits et libertés [65%], le mariage et le divorce [65%] et le recensement [61%].
Par ailleurs, une majorité simple de Québécoises et Québécois serait pour que le Québec exerce toutes les prérogatives en matière de sécurité, de renseignement et de défense nationale, avec 49% de réponses favorables, 35% de réponses défavorables et 16% d’indécis ou de refus de répondre. Chez les francophones, ce chiffre s’élève à 55% et représente donc une majorité absolue.

[…]

Une majorité absolue de personnes sondées voit comme une « bonne idée » que le Québec abolisse la monarchie [61%], cette proportion atteignant 69% parmi les répondants et répondantes francophones. Une majorité simple de Québécois et Québécoises accueille favorablement les propositions voulant que le Québec envoie sa propre équipe nationale aux compétitions sportives internationales [46% « bonne idée », 43% « mauvaise idée » et 10% « je ne sais pas/refus », qu’il siège à l’Organisation des Nations Unies (ONU) [45% « bonne idée », 41% « mauvaise idée » et 14% « je ne sais pas/refus »] et qu’il crée une citoyenneté québécoise [45% « bonne idée », 44% « mauvaise idée » et 11% « je ne sais pas/refus »]. Chacun de ces trois énoncés suscite l’adhésion de plus de la moitié des francophones, avec 53%, 53% et 55%, respectivement. »