Article de Stéphanie Saucier paru dans le 24 H du vendredi 22 janvier 2010.

Profitant du 62e anniversaire du fleurdelisé, jeudi, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Mario Beaulieu, a à nouveau déploré que la majorité des Québécois présente toujours d’importantes lacunes dans la connaissance de leur histoire.

«On fait très peu de promotion de l’histoire au Québec. C’est inquiétant de voir que les gens pensent que Papineau n’est qu’une station de métro à Montréal», a reproché M. Beaulieu
alors qu’il distribuait des minis-drapeaux et des pamphlets informatifs dans les stations de métro de Montréal avec une trentaine de militants.

Ce discours, Mario Beaulieu est loin d’être le seul à le tenir. Au fil des dernières années, les représentants de divers organismes de défense de la langue comme le Mouvement Montréal français (MMF) et Impératif français ont eux aussi dénoncé ce manque flagrant de connaissances.

Éducation «déficiente»

Professeur d’histoire à la retraite, le porte-parole de la Coalition pour l’histoire, Robert Comeau abonde dans le même sens.

Contacté par 24H, l’historien a cité en exemple la situation des Cégeps, où 25 % des étudiants sont en Sciences humaines, programme dans lequel un cours obligatoire sur l’histoire du monde occidental est inclus.

«Parmi eux, 5 % seulement ont un cours sur l’histoire du Québec. Ça veut dire qu’on demande aux étudiants de connaître la société occidentale, mais pas leur propre société», indique-t-il, ajoutant que le Québec est «l’un des pays où l’histoire est la matière la moins enseignée».

Selon lui, la même chose se produit au secondaire. «Avant la réforme, ils avaient un cours sur le Québec et le Canada. Maintenant, le cours s’appelle Éducation et citoyenneté où les élèves apprennent à exercer leur citoyenneté. Où sont les connaissances historiques ?», questionne-t-il.

Un peu d’histoire

Le 21 janvier 1948, le fleurdelisé remplaçait pour la première fois l’Union Jack sur la tour centrale de l’Hôtel du Parlement à Québec.

Ce changement a fait suite à la motion déposée par le député indépendant René Chalout, qui avait demandé la création d’un drapeau québécois pour remplacer l’impopulaire Red Enseing canadien.

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