Article de Marie-Claude Malboeuf paru dans La Presse le 28 février 2011

Christian Dufour, auteur de l’essai Les Québécois et l’anglais, le retour du mouton, voit d’un très mauvais oeil la récente promesse de Jean Charest. «Si tous les francophones parlent anglais, qu’est-ce qui motivera les immigrants ou les anglophones à apprendre notre langue?» Plutôt favorable à l’anglais intensif, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste se montre quand même inquiet lui aussi. Il est exagéré de l’imposer à tous les élèves, explique Mario Beaulieu, car certains n’ont pas la bosse des langues. Et certains autres pourraient préférer miser sur l’espagnol, langue également fort utile dans les Amériques. «Il faut laisser le choix aux gens, conclut-il. Sinon, je ne vois pas pourquoi les élèves anglophones ne seraient pas pareillement obligés de faire la moitié de leur 6e année en français.»

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