Cette affaire du « bonjour-Hello », problème de surface diront certains, n’en est pas moins une affaire de principe. Cette formule aberrante symbolise et résume à elle seule ce bilinguisme « colonial », disait Gaston Miron, dans lequel nous baignons.

De « bonjour-Hello » à « Hello » tout court, il n’y a qu’un pas, comme on le voit ici. Et si c’est vrai dans le cas d’une simple formule de salutation, il faut imaginer l’effet d’un tel phénomène diglossique au quotidien, dans les milieux de travail par exemple… Il faut songer à l’incidence extrêmement négative sur nos efforts d’intégration des allophones, qu’entraîne pareille régression du français au statut de langue facultative…

Combien de fois faudra-t-il le répéter : le bilinguisme institutionnel à la canadian, c’est l’antichambre de l’anglicisation.