Le Guide alimentaire canadien : une ingérence fédérale

 

L’un de nos membres, un politologue universitaire, nous a soumis cette réflexion fort pertinente dans la foulée de la mise à jour du « Guide alimentaire canadien » : 

« J’ai été particulièrement étonné de la propagande faite par les médias, en particulier Radio-Canada, en faveur du nouveau guide alimentaire canadien. Radio-Canada nous en a rebattu les oreilles pendant plusieurs jours.

Pour ma part, J’y vois une offensive idéologique tout à fait cohérente avec la stratégie fédérale consistant à faire de la santé un domaine de compétence de plus en plus exclusive d’Ottawa, la prestation des soins directs en établissements hospitaliers étant laissée aux administrations provinciales. Mais tout ce qui touche aux aliments et aux drogues tomberait naturellement sous la supervision d’Ottawa, pressé d’édicter des normes « nationales (sic)».

 

Or, le guide alimentaire canadien s’adresse essentiellement aux services alimentaires des écoles et des autres établissements d’éducation, des hôpitaux, des usines, des maisons de retraite.

Pourquoi donc le Québec n’a-t-il pas pour lui-même son propre guide alimentaire? Pourquoi abandonner cette tâche à Ottawa? »

 

Signature Maxime Laporte

Me Maxime Laporte
Président général, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal