Article de Mélanie Colleu publié dans les sites 24H et canoe.ca

Alors que le Conseil supérieur de la langue française (CSLF) a laissé entendre, en début de semaine, qu’il ne recommanderait pas l’application de la loi 101 aux cégeps, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal a déclaré ne pas être surpris par cette position, estimant que l’organisme manquait d’indépendance politique et se fondait sur une analyse superficielle.

S’appuyant sur des statistiques récentes, le CSLF a jugé qu’il n’y avait pas lieu de parler « d’exode » concernant le transfert d’élèves qui étudient en français au secondaire, vers un cégep anglophone. Les étudiants, qu’ils soient francophones ou allophones, pourront alors conserver le choix de poursuivre leurs études en anglais s’ils le souhaitent.

Selon Mario Beaulieu, président de la SSJB de Montréal, 40 % des allophones ayant étudié en français vont pourtant au cégep en anglais. « C’est beaucoup trop. Pour la conservation de notre langue mais aussi pour la rétention des immigrants », a-t-il lancé.

Apprendre sa profession en anglais incite, d’après lui, les étudiants à travailler en milieu anglophone et à quitter le pays. « Ça a un coût humain et économique considérable pour le Québec. À titre d’exemple, 70 % des finissants en médecine à l’université McGill quittent la province dans les cinq ans » a-t-il ajouté. […]

Voir dans le site canoe.ca : http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2011/03/20110326-145911.html

Voir dans le site 24 HEURE


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