À qui profite le crime ? Dans le cas présent, qui bénéficiera de cette nouvelle lubie d’imposer à l’ensemble des élèves québécois l’enseignement de l’anglais en 6e année ?

Des études commencées en 2001 (L.A-Pettito) montrent que des enfants exposés dès leur plus jeune âge à un environnement bilingue ne manifestent pas de signes de confusion des deux langues et savent faire la frontière entre les deux registres de vocabulaire. Cette exposition favorise la flexibilité mentale, développe certaines capacités langagières et cognitives, et améliore l’apprentissage et la résolution de problèmes. Ainsi, devrions-nous tous accueillir à bras ouverts la proposition du MELS d’imposer l’anglais intensif en 6e année !

Eh bien, non ! Tout d’abord, ces études portent sur des enfants exposés « naturellement » dans un environnement bilingue. Si les psychologues appuient l’enseignement d’une 2e langue en milieu scolaire, ils suggèrent quand même que les enfants doivent pratiquer quotidiennement cette 2e langue pour y trouver un bénéfice. Ils ajoutent que les parents qui espèrent voir leur enfant bilingue grâce à l’école sont souvent déçus.

L’article complet sur le blog de Claude-Émile Marec


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