Article de Sarah-Maude Lefebvre paru dans 24 H le 9 avril 2010.

Après avoir multiplié les manifestations, la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) pousse son offensive plus loin et entre en guerre contre l’invalidation de la loi 104, appuyée d’une coalition d’artistes et de politiciens.

L’organisme va donc organiser un grand rassemblement dimanche, à Montréal, afin de forcer le gouvernement Charest «à mettre fin à l’ambiguïté» qui entoure l’invalidation de la loi 104.

Celle-ci empêchait jusqu’à octobre dernier qu’un enfant fréquentant une école anglophone privée non subventionnée soit automatiquement admis par la suite à l’école anglaise publique.

«Il faut contrer l’invalidation de la Loi 104 par la Cour Suprême pour éviter que les parents plus fortunés puissent contourner la Loi 101 en envoyant un enfant dans une école passerelle avant de pouvoir les inscrire au réseau public anglophone», a soutenu en point de presse jeudi le président de la SSJB, Mario Beaulieu.

Selon ce dernier, la situation du français est «inquiétante» à Montréal et nécessite une action urgente. D’après les chiffres qu’il a présentés, le nombre d’élèves qui étudie en français est en constante diminution depuis 1991.

Un «moulin à paroles» dimanche

Une coalition regroupant plusieurs groupes souverainistes et des partis politiques, tels que le Bloc québécois, le Parti québécois et Québec solidaire, a donc été mise sur pied pour inciter le gouvernement Charest à se positionner par rapport à cet épineux dossier.

Le coup de départ de cette offensive sera donné dimanche lors d’un rassemblement qui aura lieu au Monument national à Montréal. Des textes patriotiques y seront lus par plusieurs comédiens, dont Dominique Pétin, Vincent Bilodeau, Patrice Coquereau et Denis Trudel.

«À partir d’une charte que le Québec n’a même pas signée, la Cour suprême peut légiférer sur notre langue, le français? La réponse est non, non et non», a scandé M. Trudel.

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