Article de Josée Legault publié dans le Voir le 1er février 2012

Pendant qu’ici et là, dans votre télé, ça débat de la «lutte» droite-gauche, la droite, elle, agit. Bienvenue au royaume de Stephen 1er.

Un royaume où règne un Stephen Harper qui, à vrai dire, ne s’est jamais caché de vouloir «changer» le Canada en lui insufflant une vision ultraconservatrice pure et dure.
Dorénavant armé d’une solide majorité, et peut-être pour longtemps, le premier ministre commence l’année en lion. Bienvenue à la grande offensive prébudgétaire de Stephen 1er.

Pour l’instant, l’attention est monopolisée par son intention, annoncée le 26 janvier à Davos, d’aller jouer dans les pensions de vieillesse… quelque part dans l’avenir.
Bien sûr, il vous fait croire que c’est pour mieux «protéger» l’équité entre les générations qu’on coupera un jour dans les pensions! Mais on comprend bien qu’à terme, dans l’univers harpérien, pour être un vieux heureux, mieux vaudra avoir le portefeuille bien garni. À chacun selon ses moyens, et non ses besoins.

Pour ameuter les chaumières, M. Harper brandit les 108 milliards de dollars qui y passeraient chaque année, dit-il, dès 2030, alors que maintenant, ça ne nous coûte que 36 milliards. Bouh! Or, par rapport au pourcentage du produit national brut du pays, l’augmentation ne serait en fait que de moins de 1%. Ce qui, de toute manière, ne sont que des projections. Ou dans ce cas-ci, un miroir aux alouettes.

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