Texte de Mario Beaulieu et de Lucie Martineau, présidente du SFPQ, paru dans La Presse du 10 novembre 2011.

On ne peut pas inciter les citoyens ainsi que les entreprises à utiliser le français comme langue commune au Québec si le gouvernement et ses organismes ne le font pas eux-mêmes. Si les services publics rendus à la population sont systématiquement offerts dans les deux langues, celle-ci conclura que la connaissance du français n’est pas une nécessité.

Le Mouvement Québec français et le Syndicat de la fonction publique du Québec revendiquent que la Charte de la langue française soit appliquée et renforcée de façon à ce que soit assurée l’équité linguistique du financement des institutions gouvernementales francophones au Québec.

Pour ce faire, nous proposons que les services de l’administration publique, parapublique et municipale soient offerts exclusivement en français, sauf les services susceptibles d’être reconnus en vertu de l’article 29,1 (les organismes municipaux, les organismes scolaires ou les établissements de services de santé et de services sociaux). L’Office québécois de la langue française (OQLF) doit recouvrir le pouvoir d’enquêter et de retirer le statut linguistique de l’organisme ou de l’établissement qui ne satisfait plus à la condition qui lui a permis d’obtenir la reconnaissance. Il faudra réviser la Loi sur la santé et les services sociaux pour éviter que l’ensemble des établissements ne soit soumis au bilinguisme fonctionnel et institutionnel. Le statut des organismes reconnus en vertu de l’article 29.1 de la Charte doit être modifié afin d’assurer que les communications internes se fassent en français et que tout membre du personnel connaisse le français; il faut renverser le fardeau actuel de la demande. Le gouvernement fédéral et les entreprises sous juridiction fédérale doivent respecter la loi 101 au Québec.

Le français est la langue commune au Québec: il faut que ça se sache, que ça se voit, que ça s’entende et même que ça se sente.

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