« C’est indéniablement le meilleur essai de l’année 2015. […]   C’est du Falardeau sans les sacres, un Falardeau qui aurait revêtu son habit de professeur. »

J. Lanctôt, Journal de Montréal

Condamnés à l’exil par les gardiens des deux camps retranchés du OUI et du NON, les colonisés d’autrefois se sont perdus dans la nature ou sont disparus dans les mythes de la Révolution tranquille. On a beau les chercher, on ne les retrouve plus.

Pourtant, si nous observons bien ce qui se passe au Québec, tout indique que des colonisés reviennent en douce de leurs terres d’exil, comme les déportés acadiens de 1755. Ils n’arrêtent pas de courir les rues et de faire sentir leur présence dans les médias. Ils agissent dans l’ombre, incognito, mais réussissent parfois à percer le mur du silence pour faire entendre leur cri de désespoir. C’est à leur demande que j’ai entrepris de mener une enquête impartiale pour vérifier si ces colonisés existent toujours dans la réalité et si leur parole a encore du sens à l’heure où tous les peuples de la terre ont réalisé leur indépendance. Serions-nous donc les derniers colonisés de l’ère postcoloniale ?

 

«Dans une langue souvent truculente… »
G. Baril, Nuit blanche

«Il est simple de viser l’Autre, mais plus malaisé de tirer sur soi.»
S. Rainville, L’aut’journal.

 

 

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