Blogue de Jean-François Lisée publié dans l’Actualité le 23 janvier 2012

Bref, comment notre « tolérance pour la médiocrité » explique-t-elle que nos créateurs soient constamment appelés à la rescousse pour mettre en scène des hommages aux Beatles, à Michael Jackson, ou au centenaire du cinéma, que nous avons plus que notre part d’astronautes ou de sièges d’organisations internationales ?

On sent bien qu’une droite québécoise carbure à la détestation du Québec, à la détestation de soi. Il y a une joie non feinte à présenter le Québec comme retardataire, tribal, paresseux. Son organisation politique, son système social, ses organisations, sa fiscalité, ses services publics serait donc tous contaminés par cette médiocrité présumée et devraient en être purgés.

Cela signifie-t-il que chaque argument de droite est nul et non avenu ? Non, évidemment. Le Québec, comme toutes les sociétés, a ses faiblesses, dysfonctions, grippages. Et vit aujourd’hui avec le cancer de la corruption.

Dans un environnement qui vire nettement à droite le Québec a pour défi de trouver un point de passage entre la régression sociale incarnée par les néolibéraux et un refus du changement qui nous condamnerait au sur-place. J’estime que les Québécois sont preneurs de réformes importantes, pour peu qu’elles respectent leurs valeurs.

Mais il ne faut pas se penser faible là où on est fort. Il ne faut pas se laisser assommer par les sophismes de droite. Il faut les mettre K.O.

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