Ce 18 avril 2018, le Bloc antifasciste de surveillance contre la Haine de l’UQAM (BASH-UQAM) a mis en ligne sur sa page facebook une publication visant à intimider et encourager les exactions contre deux de nos camarades. Nos deux militants qui étaient présents sur le campus uqamien en vue d’informer les étudiants sur les missions de la Société Saint-Jean Baptiste (SSJB), ont été l’objet de légères perturbations. Des adversaires politiques marqués à l’extrême gauche ont renversé le drapeau du Québec et ont tenté de faire comprendre que les militants de la Société n’étaient pas bienvenue dans les couloirs de l’UQAM. Malgré tout, nous avons eu une réception très positive et l’activité fût un succès.

Face à cela, le BASH-UQAM a cru bon d’appeler à une chasse aux sorcières, contre ce qu’elle dénomme les «identitaires», au sein des militants de la SSJB et ce, en vertu d’une autorité morale autoproclamée en la matière. De ce fait, ajouté à celui de jeter l’anathème sur notre Société, nous avons cru bon de rédiger cette réponse.

Ainsi, le Conseil Jeunesse de la Société Saint-Jean Baptiste tient donc à rappeler quelques fondamentaux démocratiques en réponse aux agissements de cette supposée organisation antifasciste. Nous y avons vu la bonne opportunité de réaffirmer les principes qui nous animent, motivée par une attitude plus constructive que de se laisser aller à la petite bataille de ruelle idéologique avec quelque groupuscule qui soit, et ce peu importe son affiliation politique présumée.

Premièrement, il importe de l’affirmer encore une fois, mais la Société ne représente qu’elle-même. Ceci dit, elle comprend que la diversité politique des militants en son sein est signe d’une vie véritablement démocratique, libre, pluraliste et ouverte à l’altérité. Le nationalisme de la Société Saint-Jean Baptiste est basé sur des fondements civiques (ceux qui appartiennent et se sentent comme citoyen du Québec sont des Québécois), et non sur des fondements racialistes ou ethniques. Les patriotes fondateurs de l’organisme firent de même, tout comme les nationalistes québécois des années soixante. La preuve en est que les individus qui militent dans ses instances se considèrent, avant tout, comme des citoyens partageant les mêmes objectifs à promouvoir les intérêts du Québec et l’épanouissement de la société québécoise. Cela, ils le font sans se réduire mutuellement à leurs différentes paroisses idéologiques, une attitude qui relèverait plutôt du communautarisme, du tribalisme ou du sectarisme, que du portrait d’une véritable maturité démocratique et citoyenne.

Deuxièmement, la Société n’a aucune leçon de morale ni d’éthique à recevoir de la part de groupuscules qui ne sont ni des camarades ni des militants investis dans nos projets politiques. Les jours et les nuits, les peines et les joies longent le chemin de notre combat militant, voilà le seul ciment de notre camaraderie. Seulement ceux qui ont entrepris les sacrifices nécessaires nous semblent dignes de nous adresser des reproches, pour la simple raison qu’ils savent de quoi ils parlent. C’est pourquoi le paternalisme politique en matières de morale et d’idéologie n’a pas lieu d’être à notre égard.

Troisièmement, il faut le rappeler ; aimer ou suivre une page facebook n’est pas un gage ni une preuve d’affiliation idéologique. La capacité de sonder les cœurs et les reins étant privé du genre humain, le for intérieur de nos semblables n’est pas accessible. C’est pourquoi dans un esprit de justice, la Société refuse de se baser sur des ouï-dire pour émettre ses jugements et poser ses conclusions. De ce constat, les allégations portées par le groupuscule reposent soit sur de la projection haineuse échafaudée sur des raccourcis intellectuels, de la diffamation ou du salissage qui vise davantage à nuire qu’à comprendre ce qu’il en est. Dans un même ordre d’idées, aucune abstraction sortie tout droit d’un délirant spectacle politique, ni aucun fantasme idéologique étiqueté à tort et à travers ne saurait avoir de crédibilité aux yeux de militants raisonnables et réfléchis. D’autant plus que le groupuscule en cause, poussé par une conviction morale qui rappelle les fanatismes les plus assassins, se croit légitime de donner à la société québécoise des citoyens libres du « fascisme »… par l’usage de la terreur et l’appel à la délation. Nous n’en sommes pas à notre dernier paradoxe dans cette affaire.

Sur la base de ce que nous avons exposé, le Conseil Jeunesse de la Société Saint-Jean Baptiste appelle la communauté universitaire et sa direction à défendre les valeurs du pluralisme politique et à remplir son éminent rôle de place publique où les échanges d’idées, d’opinions et les différentes entreprises d’association se déroulent dans l’esprit de concorde propre à la liberté de conscience et conformément à la liberté politique.

Et comme le disait Thomas Jefferson :
« Le peuple est le seul sur lequel nous puissions compter pour préserver notre liberté ».

Nous vaincrons.