Article de Denis Hiault publié dans La Presse le 2 février 2012

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Cinq mois de célébrations pour soixante ans de règne: le Royaume-Uni commémore de février à juin le jubilé de diamant d’Elizabeth II, avec le faste propre aux Windsor quand bien même l’intéressée au faîte de sa gloire prône un triomphe modeste en ces temps d’austérité.

Les conseillers du palais de Buckingham sont formels. La souveraine entend épargner aux contribuables «des dépenses extravagantes». Le premier ministre David Cameron relativise une facture qui serait «9000 fois inférieure à celle des jeux Olympiques» de Londres qui s’ensuivront en juillet-août. Quant à Camilla, l’épouse du prince Charles, elle souligne «les goûts simples» de la reine lorsqu’elle suggère la création d’une recette pour pérenniser l’événement. À l’instar du fameux «coronation chicken» (poulet du sacre) inventé en 1953.

Ce sera donc «business as usual» le lundi 6 février, qui marque le soixantième anniversaire de la mort de George VI et l’accession au trône d’Elizabeth, régularisée par un couronnement l’année d’après. À 85 ans, Sa Majesté entamera sa semaine de représentation en visitant la bourgade moyenâgeuse de King’s Lynn et une maternelle du comté de Norfolk. «Autant de choses qu’elle ne devrait plus faire à son âge», a commenté le prince Harry pour mieux souligner le sens du devoir de sa grand-mère, qui a traversé les tempêtes du 20e siècle et abordé –bon pied bon oeil– le 21e naissant.

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