Des États généraux sur la souveraineté pourraient bientôt être lancés officiellement. La mécanique est déjà en marche.

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«Des segments ont été démarrés, mais on ne fera l’annonce que lorsque tout sera en route», indique le président du Conseil de la souveraineté du Québec (CSQ), Gérald Larose.

Des comités de travail ont été créés et sont à l’oeuvre. «Certains ont déjà fait trois réunions», ajoute-t-il. Mais par prudence, il attend que «le train soit déjà en marche» avant de faire une annonce, afin d’éviter que des mécontents essaient de faire dérailler l’exercice.

En août dernier, Pauline Marois demandait la tenue d’États généraux pour répondre aux souverainistes pressés. Au début de l’automne, M. Larose estimait à «une sur deux» les chances que les États généraux soient lancés. «C’est plus que cela maintenant. On y travaille fort», affirme-t-il.

Les membres de la CSQ se sont rencontrés à ce sujet mercredi soir. Une autre réunion est prévue bientôt. Une commission des États généraux a été constituée. Ses membres ont déjà été nommés. M. Larose refuse pour l’instant de les identifier. Ces membres détermineront la modalité des États généraux.

L’exercice sera non partisan. Il n’appuiera pas un des trois partis provinciaux souverainistes, soit le Parti québécois, Québec solidaire et Option nationale. Il est déjà acquis que les États généraux n’ouvriront pas le panier de crabe de la mécanique référendaire. On ne débattra pas du comment, mais plutôt du pourquoi.

«On va parler de la souveraineté à partir des enjeux réels», prévoit M. Larose. Par exemple: en quoi la souveraineté aiderait l’éducation, la culture ou les ressources naturelles. «Mais la pédagogie de la souveraineté n’est qu’un angle. Ça pourrait valoir la peine de travailler à partir de l’état de dépendance, et non pas d’indépendance. Autrement dit: de voir les blocages au développement du Québec à l’heure actuelle. Ces débats se font en ce moment», poursuit M. Larose.

Il n’est pas exclu que les États généraux se dérouleront durant la prochaine campagne électorale, qui pourrait être déclenchée au printemps ou à l’automne. Ces décisions devront être prises par le comité, dit M. Larose. «Mais on ne veut pas être à la remorque du calendrier électoral», dit-il.

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