Par Olivier Caron | MatinCanada – paru le 6 avril 2011 sur le site Yahoo-Actualité

La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a réagi vivement mercredi à l’avis du Conseil supérieur de la langue française émis hier, qui portait sur les langues d’enseignement dans les cégeps. Selon l’organisme, la position du CSLF est «timorée», considérant le déclin du français à Montréal. La SSJB soutient que le financement et l’accès illimités aux cégeps publics anglophones ont pour effet de nuire à «l’intégration des allophones et à la cohésion sociale».

Mario Beaulieu, président de la SSJB, reproche à l’avis du CSLF de ne pas avoir pris en considération l’étude de Robert Maheu, publiée par l’Institut de recherche sur le français en Amérique, qui démontrerait une relation entre la langue des études postsecondaires et la langue utilisée au travail au Québec, chez tous les groupes linguistiques. Il reproche aussi à l’étude d’avoir fait état d’une récente augmentation «atypique» de l’inscription des allophones au cégep français, sur la base «de données tenues secrètes jusqu’à maintenant par le Ministère de l’Éducation».

«À l’encontre des résultats de nombreuses études, sinon du bon sens même, le CSLF dénie que la fréquentation des cégeps anglais puisse avoir un impact anglicisant sur la langue de travail. Cela reflète manifestement le manque d’indépendance des organismes-conseils tels que le CSLF ou l’OQLF envers le pouvoir politique», soutient le président de la SSJB.

Voir dans Yahoo-actualités


   Articles pertinents :