Les décennies se succèdent et l’État canadien n’a toujours offert ni excuses ni indemnisations aux 497 honnêtes Québécoises et Québécois emprisonnés injustement en vertu de la Loi sur les mesures de guerre d’octobre 1970. Et plus s’écoule le temps depuis ce sinistre 16 octobre 1970, plus les historiens et journalistes identifient de nouvelles victimes de l’un des plus sombres épisodes de l’histoire du Canada.

Voilà pourquoi le 16 octobre prochain sera inauguré l’agrandissement du seul et unique monument du Québec en hommage aux victimes de cette inique suspension des droits fondamentaux de toute une population. Érigé en 2010, le jour du 40e anniversaire de cette violation des libertés civiles, le monument de la rue Sherbrooke comptait alors plus de 300 noms de personnes incarcérées sans raison pendant des jours, des semaines, voire des mois, sans contacts extérieurs ni accusation. Puis, au gré des plus récentes recherches historiques, près d’une centaine de nouveaux noms se seront ajoutés à cette haute colonne d’acier. Mais les noms d’une cinquantaine d’autres victimes sont toujours gardés secrets par Ottawa.

L’Action nationale et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal invitent donc le public à assister au dévoilement du nouveau monument honorant les victimes emprisonnées de la Loi sur les mesures de guerre :

 

Samedi 16 octobre 2021 à 14 h

Devant la maison Ludger-Duvernay

82, rue Sherbrooke Ouest (angle Saint-Urbain)

Montréal H2X 1X3

Métro Place-des-Arts

 

Prendront la parole :

 

Marie-Anne Alepin, présidente générale de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal,

Christian Gagnon, président de la Ligue d’Action nationale,

Jean-Daniel Cossette, fils de l’ex-président de la SSJB, Jean-Marie Cossette, emprisonné 21 jours,

Gaëtan Dostie, écrivain, emprisonné 11 jours,

Manon Leroux, historienne, autrice de « Les silences d’Octobre », VLB Éditeur, 2002,

Robert Laplante, directeur de L’Action nationale,

 

Sera mis en évidence le Deux poids deux mesures en vigueur dans l’exercice des larmoyants mea culpa de Justin Trudeau, adressés à une multitude de groupes ayant écopé des outrages passés du gouvernement canadien mais pas à ces Québécois qui le mériteraient pourtant amplement.

 

Alors qu’Ottawa refuse toujours d’ouvrir ses archives sur les événements d’octobre 1970, à quand la vérité et la réconciliation pour les victimes de la Loi sur les mesures de guerre?

 

Rappelons que bien au-delà des emprisonnements de centaines de personnes innocentes, ce sont 36 000 foyers qui ont été violemment perquisitionnés sans mandat grâce aux passe-droits de cette loi martiale promulguée en temps de paix. Sa tenue le 16 octobre prochain, jour du 51e anniversaire, sera l’occasion de faire savoir à Justin Trudeau et à l’ensemble du Canada que nous n’oublions pas.

 

Venez nombreux!