Article de Serge Forgues paru dans 24 H et le Journal de Québecle 25 mai 2010.

Lors de son allocution, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Mario Beaulieu a pour sa part remercié la foule, composée selon lui « des patriotes des temps modernes ».

« Si nous sommes ici, c’est pour dire aux patriotes qui sont morts au combat, qui ont été déportés, que nous nous souvenons, que nous continuons le combat. »

Malgré les sondages parus récemment et la nouvelle approche du Parti québécois, M. Beaulieu demeure convaincu que le projet souverainiste n’est pas mort. « Dès que les gens vont sentir que ça bouge, ils vont prendre confiance. On est mieux placé que jamais pour le faire. »

Créer un pays et défendre la langue française. Voilà ce qui était sur toutes les lèvres lundi, lors d’un rassemblement dans le cadre de la Journée des patriotes, à l’ancienne prison au Pied-du-Courant.

Environ 500 personnes, majoritairement de jeunes adultes, s’étaient donné rendez-vous en ce lieu historique où de nombreux patriotes, ayant pris part aux mouvements de rébellions en 1837 et 1838, furent incarcérés et exécutés.

Après une période de socialisation où l’on discutait ferme du projet de pays, des discours sont venus énergiser la foule avant que celle-ci prenne d’assaut les rues en direction du carré Saint-Louis, où avait lieu un autre rassemblement.

Boucher en Chevalier de Lorimier

Parmi les locuteurs qui ont émoustillé les troupes, munies des drapeaux du Québec et des patriotes, il y avait le chanteur Daniel Boucher. Ce dernier a pris le micro afin d’effectuer une lecture du testament politique que le Chevalier de Lorimier a rédigé à la veille de sa mise à mort, le 15 février 1839.

« On doit se souvenir d’eux, de la façon qu’ils ont réagi dans le contexte qui était le leur », a confié l’artiste après sa prestation, avant de rappeler qu’à chaque époque, il y a des luttes à mener.

« Nous aussi on doit réagir, à notre façon, même s’il n’y a pas le feu dans les villages » fait valoir Boucher, qui considère la défense de la langue comme un combat prioritaire.

« Parler en français. Ça commence par cela », a-t-il lancé. « Ce n’est pas une fermeture d’esprit ou du racisme » évoque celui qui louange le fait d’apprendre plusieurs langues, mais qui considère absurde que l’on travaille encore en anglais au Québec. « Je peux comprendre lorsqu’il s’agit de commerce international, mais pas quand je me fais livrer une pizza. »

Le projet n’est pas mort

Lors de son allocution, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Mario Beaulieu a pour sa part remercié la foule, composée selon lui « des patriotes des temps modernes ».

« Si nous sommes ici, c’est pour dire aux patriotes qui sont morts au combat, qui ont été déportés, que nous nous souvenons, que nous continuons le combat. »

Malgré les sondages parus récemment et la nouvelle approche du Parti québécois, M. Beaulieu demeure convaincu que le projet souverainiste n’est pas mort. « Dès que les gens vont sentir que ça bouge, ils vont prendre confiance. On est mieux placé que jamais pour le faire. »

Certains ont décidé de ne pas attendre que les élites politiques passent à l’action. Le regroupement Gouvernement provisoire Québec a rédigé une Déclaration unilatérale d’Indépendance du Québec, au nom du peuple québécois.

« On doit sortir de la politique, que l’on subit et qui nous déçoit. De mettre le projet d’indépendance entre ses mains est absurde. Il faut, comme ce fut le cas partout ailleurs dans le monde, que ça vienne du peuple » fait valoir Fabien Waterlot.

La Journée des patriotes est célébrée au Québec depuis 2003, en remplacement de la Fête de Dollard et de la Fête de la Reine, qui avait également lieu le lundi précédent le 25 mai de chaque année.

Lire l’article dans le site Internet du 24 H


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