Article de La Presse Canadienne paru dans Le Devoir, édition du 16 novembre 2009.

La Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) voit dans le débat entourant le jugement de la Cour suprême, qui a déclaré inconstitutionnels le mois dernier les changements apportés à la loi 101, une occasion de raviver la flamme souverainiste.

C’est du moins ce qu’a soutenu, hier, le président de la SSJB, Mario Beaulieu, lors d’une cérémonie où Hélène Pedneault a été désignée Patriote de l’année à titre posthume.

Adoptés en 2002, ces changements prévus dans la loi 104 visaient à empêcher les parents d’avoir recours à des «écoles-passerelles» pour inscrire leurs enfants dans le réseau public anglophone.

Mais la Cour suprême a tranché en faveur des parents, le 22 octobre, déclarant inconstitutionnels le projet de loi 104, qui avait été adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale.

Organisé par la SSJB et plusieurs de ses partenaires, un premier rassemblement est prévu, ce soir, à Montréal, pour dénoncer le jugement. Mario Beaulieu a affirmé que cet événement représentait la première étape «pour repartir une véritable campagne pour la souveraineté».

Il y aura d’autres manifestations du genre, a-t-il laissé savoir, et ce, tant que le gouvernement Charest ne décidera pas de prendre des positions claires. Québec dispose d’ailleurs d’une année pour revoir la loi 104.

M. Beaulieu a qualifié le jugement d’«inacceptable», ajoutant qu’il était passé inaperçu en raison de la campagne électorale municipale. En plus d’affaiblir la Charte de la langue française, il permet, dit-il, aux parents qui ont suffisamment d’argent pour inscrire leurs enfants à l’école privée non subventionnée de la contourner.

Le président de la SSJB a aussi souligné l’importance de mettre sur pied une «grande coalition» d’acteurs souverainistes. Ce nouveau projet rassembleur autour de la cause de l’indépendance du Québec permettrait à cette coalition de faire la promotion d’une série de mesures ayant pour but de faire du français «la véritable langue officielle et commune à Montréal», puisque c’est là où le sort de la langue se joue, selon lui.

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