Mathias Marchal dans Métro Montréal, 26 août 2009

l faut revoir la place de l’histoire et la façon dont elle est enseignée aux élèves, selon la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), qui annonce la création d’une Coalition pour la promotion de l’enseignement de l’histoire au Québec.

La SSJBM déplore que certaines recommandations de la Commission Lacoursière de 1996, qui planchait sur le sujet, n’aient pas été suivies dans la réforme scolaire. «C’est important de connaître notre histoire pour comprendre le présent», déclare Mario Beaulieu, président de la SSJBM.

En plus d’augmenter le nombre d’heures de cours et de les rendre obligatoires, la Coalition demande une meilleure formation des enseignants et la révision du contenu du programme. «Il manque des dates charnières, comme celle de 1763 (proclamation royale) ou 1774 (Acte de Québec), et on ne parle pratiquement pas de la loi 101 ou des référendums», déplore M. Beaulieu.

Cours escamotés
En 2006, une polémique avait déjà fait rage concernant les manuels scolaires de 3e et 4e secondaire, qui évacuaient complètement la question nationale, entraînant une révision du programme.

«Le problème actuellement, c’est qu’on étudie les mêmes pans de l’histoire en troisième et en quatrième secondaire en ne changeant que la méthode (chronologique en 3e secondaire et thématique en 4e secondaire)», dénonce de son côté l’historienne et membre de la Coalition Josiane Lavallée.

Elle demande que la période d’étude allant des années 1500 à 2000 soit désormais répartie sur deux ans pour que les professeurs n’escamotent plus, par manque de temps, l’enseignement de l’histoire du Québec contemporain.

La Coalition acheminera ses recommandations à la ministre de l’Éducation sous peu.

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