Article de Pierre Michaud paru dans Le Rimouskois le 18 février 2010.

Le porte-parole de la Coalition pour la promotion de l’enseignement de l’Histoire au Québec, l’historien Robert Comeau, était à Rimouski cette semaine, dans le cadre d’une tournée visant à recueillir un maximum d’appuis pour inciter le gouvernement du Québec à redonner une place plus importante à l’Histoire dans les écoles.

Depuis 1994, deux réformes dans le système de l’éducation sont venues bouleverser l’enseignement de l’histoire tel qu’on le connaissait traditionnellement. La seconde réforme, celle de 2006, est particulièrement dénoncée par la Coalition. Entre 1982 et 2010, au secondaire, le nombre d’heures consacrées à l’enseignement de l’histoire a diminué de moitié (200 h vs 100 h).

«L’objectif de transmission des connaissances est écarté au profit des fameuses compétences transversales. On ne parle plus de savoir mais de savoir-faire. C’est impensable, inacceptable et inadmissible ce qui se passe avec l’Histoire. On est en train de commettre un génocide culturel. Le Québec deviendra le seul pays dont les habitants ne connaissent pas leur histoire» dénonce l’historien Robert Comeau, porte-parole de la Coalition.

Première brèche

M. Comeau se réjouit d’une première brèche dans la réforme. «À la Commission scolaire de Montréal, au primaire et au secondaire, on évaluera dorénavant l’apprentissage de l’histoire par le savoir acquis par les élèves. Nous avons aussi de nombreux appuis: Les professeurs d’histoire des collèges, la Société des professeurs d’histoire, la Fédération québécoise des sociétés d’histoire, le Mouvement national des Québécois, la Société Saint-Jean-Baptiste, etc», explique Robert Comeau.

La Coalition vise le rehaussement de la formation des enseignants, le retour de l’enseignement chronologique de l’histoire du Québec et du Canada au primaire et au secondaire et la réussite obligatoire d’un cours d’histoire pour la formation collégiale.

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