Écrit par Rue Frontenac, le samedi 27 février 2010

Menés par l’organisme Impératif français, des organismes syndicaux et de défense de la langue française ont uni leurs voix samedi après-midi en manifestant devant un magasin Sleep Country Canada de Gatineau, en Outaouais.

La Coalition Québec français voulait ainsi dénoncer cette entreprise qui, selon eux, manque de respect envers le fait français dans leur région. « Contrairement à ceux des autres régions du Québec, qui arborent tous le nom Dormez-vous?, les établissements de l’Outaouais affichent sur leur façade la dénomination anglaise Sleep Country », fait-on remarquer.
Le regroupement signale que d’autres entreprises anglophones ont fait place à des versions françaises quand elles sont installées au Québec, y compris dans la région de l’Outaouais. On donne notamment en exemple Bureau en gros (Business Depot), L’Équipeur (Mark’s Work Wearhouse), Poulet frit Kentucky (Kentucky Fried Chichen), Queues de castor (Beaver Tail) et le Village des valeurs (Value Village).
Question de respect
« Nous déplorons que la direction de Sleep Country Canada n’ait pas encore compris que le Québec est entièrement français. (…) S’ils ne comprennent pas le message que nous lançons aujourd’hui (samedi), les consommateurs québécois, eux, comprendront qu’il n’y a pas que dans les commerces Sleep Country ou Dormez-vous? qu’ils pourront dorénavant se procurer des matelas », a laissé tomber le porte-parole de la Coalition et président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault.
« Nous sommes indignés que Sleep Country déquébécise l’Outaouais. Nous avons déjà trop de difficultés en Outaouais avec le respect du droit de travailler en français sans avoir en plus à supporter l’arrogance d’une entreprise qui s’affiche en anglais alors que partout ailleurs au Québec, elle le fait en français », a ajouté le représentant de la Fédération des travailleurs du Québec, Dino Lemay.
« Le statut du français au Québec est l’affaire des citoyens et organismes de la société civile de toutes les régions. Par leur vote économique, les citoyens pour le français peuvent constituer un pouvoir de pression considérable », a renchéri le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Mario Beaulieu.
La Coalition Québec français compte au nombre de ses membres Impératif français, la FTQ, la CSN, la Société nationale des Québécois, le Réseau de résistance du Québécois, la SSJB de Montréal et le Mouvement Montréal français.

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