Ce qui est arrivé paraît assez clair. Confrontées à un grave péril mondial, les populations se sont toutes tournées vers leur État-nation et c’est en faisant appel à son unité, à la collaboration et à la discipline de leurs membres que les chefs politiques ont pris la direction des opérations. Les États-nations sont ainsi devenus les lieux privilégiés de la lutte contre une pandémie. Il me semble que le fait en dit assez long sur les allégeances premières des citoyens et la confiance limitée qu’ils accordent aux organismes mondiaux. Nous avons pu le constater une autre fois : les crises ont la propriété de révéler l’état véritable des choses.

 

Article dans LE DEVOIR