Les jeunes qui choisissent le cégep anglais sont, pour la majorité, déjà bilingues. Leur motivation, pour plusieurs, n’est plus de type instrumental, mais de type intégratif. Ils ne veulent plus seulement apprendre l’anglais (qu’ils connaissent déjà), mais s’intégrer au groupe anglophone. Cela est normal : tout au long de leur scolarité, depuis la première année du primaire, on leur a martelé l’importance extrême de l’anglais, condition sine qua non de la réussite au Québec.

Le collégial anglais récolte ainsi les fruits semés, dans les écoles françaises, tout au long du primaire et du secondaire. Toute notre politique d’aménagement linguistique, incluant la politique d’apprentissage de la langue seconde, est à revoir.

 

Article de Frédéric Lacroix dans L’AUT’JOURNAL