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Nomination à l’Ordre du Soleil levant par le Japon

La SSJB félicite son ancien Président général Jean Dorion

 

Montréal, 7 novembre 2019 – La Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal, par la voix de son Président général Me Maxime Laporte, tient à féliciter son conseiller général et ancien président, M. Jean Dorion, pour sa nomination en tant qu’officier du très prestigieux Ordre du Soleil levant, tel qu’annoncé cette semaine par le gouvernement nippon.

 

Depuis 1875, les nominations à l’Ordre du Soleil levant se déroulent sous la présidence de l’Empereur du Japon. C’est ainsi que M. Dorion, qui fut délégué général du Québec à Tokyo de 1994 à 2000, recevra prochainement la médaille « avec rayons d’or et rosette ». Cette distinction vise à honorer des individus, japonais ou étrangers, qui ont contribué de façon remarquable à l’avancement de ce pays. Parmi les personnalités connues des Québécois qui précédèrent M. Dorion dans l’Ordre du Soleil levant, on compte notamment Kent Nagano et Charles Aznavour.

Laporte a déclaré : « C’est avec une immense fierté que nous accueillons cette nouvelle. Il va sans dire, M. Dorion est l’un de nos plus brillants ambassadeurs, au sens strict comme au sens figuré. Cette prestigieuse distinction est à la hauteur de sa contribution extraordinaire à notre société. »

Appelé à commenter sa nomination, M. Dorion a précisé : « Tout au long de mon mandat comme délégué général du Québec à Tokyo, j’étais chargé de promouvoir nos intérêts là-bas, et non ceux du Japon ici. Mais l’un n’empêche pas l’autre, même que ça aide. Avant, pendant et après mon mandat, j’ai voulu contribuer à faire aimer le Japon au Québec, par des conférences, des articles et des interventions médiatiques. Ma relation avec ce pays avait débuté avec mon premier cours de japonais, en 1968 à l’Université de Montréal. Elle s’est approfondie avec la rencontre de celle qui allait devenir ma femme. Hiromi, nos enfants et moi-même sommes très fiers du double héritage québécois et japonais de notre famille. »

Fondée en 1834 dans la foulée du mouvement patriote, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal est le plus ancien organisme citoyen voué à l’avancement du droit du peuple québécois à disposer de lui-même.

 

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Source : ssjb.com
Renseignement : Louis-Philippe Dubois, lpdubois@ssjb.com,

 

Biographie sommaire du Président général Jean Dorion

Sociologue de formation, Jean Dorion s’investit depuis longtemps pour l’avancement de la langue française et pour l’accession du Québec au statut d’État souverain. Militant du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) dans les années 60, membre fondateur du Parti Québécois (PQ), M. Dorion adhère très tôt à la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal qui deviendra plus tard son principal foyer d’action civique et patriotique. Recruté par le gouvernement de René Lévesque, il sera successivement attaché politique du ministre de l’Immigration Jacques Couture, directeur de cabinet du ministre Gérald Godin, puis agent de liaison avec les communautés culturelles.

De 1989 à 1994, puis de 2003 à 2008, M. Dorion préside avec aplomb aux destinées de la SSJB. Parmi ses nombreuses réalisations, on compte la création du Comité Passeport Québec, la campagne contre la loi 86 et le retour du Défilé de la Fête nationale en 1990 après 20 ans d’absence. Quelques années plus tôt, aux côtés de l’ancienne Présidente générale Nicole Boudreau, il avait joué un rôle significatif dans le cadre de la fameuse campagne « Touche pas à la loi 101 ». C’est sous sa seconde présidence que le Mouvement Montréal français (MMF) a vu le jour. Cette organisation citoyenne constituera les prémices de l’actuelle mouture du Mouvement Québec français (MQF), fondée par Mario Beaulieu et aujourd’hui présidée par Me Maxime Laporte. En 2019, M. Dorion siège toujours au conseil général de la SSJB ainsi qu’au Comité de la Fête nationale.

Entre ses deux mandats à la Présidence générale de la Société, Jean Dorion, qui apprend le japonais depuis 1968, agira comme chef de la mission diplomatique québécoise à Tokyo. Ses fonctions de délégué général l’amènent non seulement à raffermir l’amitié nippo-québécoise, mais aussi à intervenir auprès de nombreux acteurs gouvernementaux et économiques. Tous reconnaîtront l’apport considérable de M. Dorion au rayonnement du Québec et de notre culture dans cette région stratégique du monde.

En 2008, ce père de cinq enfants se porte candidat du Bloc québécois dans la circonscription Longueuil—Pierre-Boucher, dont il sera le député fédéral jusqu’à l’élection de 2011. Porte-parole du Bloc Québécois pour les Affaires étrangères, il rédige à la même époque une importante conférence portant sur la Conquête et ses conséquences, prononcée devant de nombreux auditoires aux quatre coins du Québec. Partie prenante des débats actuels entourant la laïcité et l’identité québécoise, M. Dorion est également président du collectif Indépendantistes pour une laïcité inclusive. En 2013, il publie le livre Inclure : Quelle laïcité pour le Québec ?