Montréal, 21 janvier 2019 – 71 ans jour pour jour après l’adoption officielle du fleurdelisé comme emblème national, la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal multipliera lundi les actions de fierté en invitant tous les Québécoises et Québécois à célébrer et à faire respecter leur drapeau. Pour l’occasion, les sections de la SSJB seront présentes partout dans le métro de Montréal, ainsi qu’à Laval, afin de procéder à une vaste distribution de petits drapeaux et de cartons éducatifs sur l’histoire de ce symbole. On prévoit aussi la tenue de plusieurs cérémonies solennelles de levée du drapeau, notamment à l’hôtel de ville de Repentigny en présence de dignitaires, ainsi qu’une campagne d’affichage en certains lieux ciblés de la région métropolitaine.

Le Président général de la SSJB, Me Maxime Laporte, a tenu à rappeler que « le drapeau constitue l’un de nos plus précieux dénominateurs communs ; un vecteur de fierté, d’unité nationale, d’inclusion et de cohésion ». Longtemps, le drapeau a été négligé, « or en 2019, il faut s’assurer qu’il prenne sa juste place dans nos cœurs et nos institutions. Fini l’époque où notre beau fleurdelisé était considéré comme un drapeau de second ordre ! », a poursuivi M. Laporte.

 

Conformité de Montréal à la Loi sur le drapeau : combien de temps encore?

En 2018, la ville de Montréal a été rappelée à l’ordre tant par le ministère de la Justice que par des citoyens.nes qui, à juste titre, ont sommé les autorités municipales de se conformer à la Loi sur le drapeau et les emblèmes du Québec, notamment quant au déploiement et au respect de la préséance du fleurdelisé devant tout établissement public, – exigences pour le moins élémentaires… À l’automne dernier, après des décennies d’insistance, le Comité exécutif sous l’administration de la mairesse Valérie Plante a enfin adopté une politique de pavoisement qui va dans ce sens, « un geste historique qui, bien sûr, mérite d’être salué », a fait valoir M. Laporte.

« Mais en date de ce jour, il appert que la loi n’est pas encore respectée de manière effective, vu l’absence du drapeau du Québec devant une bonne partie des établissements relevant de l’administration municipale. Par conséquent, je demande respectueusement à la mairesse quel est donc son échéancier ? Aussi, je me permets de souligner qu’on ne manque pas de bénévoles et même d’employés de la ville parmi nos membres, prêts à donner un coup de main dès aujourd’hui, s’il le faut ! », a indiqué le Président général.

STM

En vue du Jour du drapeau, des membres de sections locales de la Société avaient mené ces derniers jours une opération d’affichage à proximité du Centre de transport (CT) Frontenac de la STM, afin de témoigner de leur solidarité à l’égard d’un chauffeur, M. Paul-André Desbiens, ayant été suspendu l’an dernier, simplement pour avoir distribué à l’intention de ses collègues, de petits fleurdelisés assortis d’autres documents relatifs à l’histoire de cet emblème… Malheureusement, les dizaines de panneaux et drapeaux installés (légalement) sur le mobilier public ont presque tous été saccagés entre-temps. M. Laporte a dénoncé ce geste « lâche et insultant envers le peuple québécois ».

En cette journée spéciale, M. Laporte a invité « tous les Québécois et Québécoises, quelles que soient leurs origines, et tous les travailleurs et travailleuses, – y compris ceux de la STM -, à brandir leurs petits et grands drapeaux bleu et blanc, cela en signe de fierté, mais aussi d’amitié et de fraternité citoyenne ».

Fondée en 1834 dans la foulée du mouvement patriote, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal est à l’origine de la popularisation, dès le 19e siècle, du drapeau fleurdelisé comme emblème national du Québec.

 

 

Source :Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, ssjb.com
Pour renseignement et demande d’entrevue (Maxime Laporte) :
Louis-Philippe Dubois, conseiller spécial, (514) 916-2489, lpdubois@ssjb.com