Ces derniers jours, nous avons été nombreux à éprouver un véritable sentiment de révolte vis-à-vis des politiques anti-francophones annoncées par le nouveau gouvernement ontarien qui, pour des raisons bassement comptables, a décidé de supprimer purement et simplement le projet d’université franco-ontarienne, en plus de faire reculer les services publics en français.

Nous avons été choqués de constater l’insensibilité du Premier ministre Ford, sinon son mépris à l’égard des Franco-Ontariens, sans compter, hélas, le déferlement de commentaires francophobes qui, dans la foulée, ont circulé sur Internet…

L’indignation des Québécoises et Québécois n’a d’égale que la sincérité de leur appui à la cause franco-ontarienne.

Historiquement, la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal, fondée par les Patriotes, s’est toujours montrée solidaire de nos frères et soeurs de l’Ontario français. Ce fut le cas il y a plus d’un siècle, au temps du Règlement 17, où sous la Présidence générale du grand Olivar Asselin, la SSJB est venue en renfort aux Franco-Ontariens pour mieux résister à l’ignoble oppression qui sévissait alors.

Ce fut aussi le cas plus récemment, lorsqu’il a fallu se mobiliser pour sauver l’Hôpital Montfort, seul établissement de santé francophone à l’Ouest de la Rivière des Outaouais.

Plus généralement, depuis 1834, jamais nous n’avons fléchi dans notre combat pour l’émancipation de la francophonie en Amérique, vue comme consubstantielle à la construction du seul « chez-nous » dont nous puissions être véritablement « maîtres » ; un État libre du Québec qui soit lui-même maximalement responsable vis-à-vis du destin de l’ensemble des peuples et communautés de langue française en ce continent.

Signature Maxime Laporte

Me Maxime Laporte
Président général, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal