Article de Philip Authier paru dans The Gazette du 14 décembre 2010. (Traduction: Jacinthe Béliveau)

La SSJB interpelle le gouvernement pour interdire un statut bilingue au centre de réadaption de Montréal en raison des conséquences que cela porterait sur l’anglicisation des communications à l’interne. L’institution a riposté que cette possibilité était exagérée étant donné que le centre de réadaption reste officiellement une institution francophone mais qui offre des services en anglais comme cela a toujours été.

Le conflit s’est achevé à l’extérieur du centre de réadaptation Gingras-Lindsay de Montréal sur l’avenue Darlington où la SSJB a tenu une conférence de presse. L’institut est le résultat d’une fusion de l’Institut de réadaptation de Montréal et du Lindsay Rehabilitation Hospital en 2008. Les deux centres offraient des services en anglais et en français, mais l’Institut Lindsay était reconnu comme une institution bilingue selon les règles de la Charte de la langue française.

Les dirigeants de l’hôpital ont affirmé hier qu’ils attendaient que l’Office québécois de la langue française détermine s’ils ont droit d’être reconnu comme une institution bilingue.

L’OQLF a demandé en retour que le centre sonde sa clientèle qui au final s’est déclarée à majorité francophone. « Nous voulions seulement savoir où nous étions situés suite à la fusion d’une institution francophone et d’une anglophone. » s’est expliqué le porte-parole de l’IRGL Pascal Mailhot. « Il y a des tensions », a-t-il ajouté. « C’est un problème qui touche une corde sensible et c’est décevant que la SSJB exagère le tout. »

Le président de la SSJB, Mario Beaulieu, a accusé la direction du centre de vouloir discrètement obtenir un statut bilingue même si l’ensemble des conditions ne lui permet plus. Beaulieu a ajouté qu’il y a une « explosion » d’institutions à statut bilingue au Québec, donc par conséquent, une augmentation de la place de l’anglais comme langue de travail, dans l’affichage et dans l’embauche du personnel.

Beaulieu demande à la ministre Christine St-Pierre, ministre responsable des questions linguistiques, de lancer une étude pour déterminer si les actuelles institutions bilingues méritent encore toutes un tel status.

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