Article de Robert Dutrisac paru dans Le Devoir du 8 novembre 2011.

Dans le réseau de la santé et des services sociaux, 12,1 % des effectifs au Québec travaillent en anglais, soit 140 % du poids démographique des anglophones. En éducation, c’est 17 % du personnel et des cadres qui travaillent en anglais, soit presque deux fois plus que la proportion d’anglophones au Québec. Dans les administrations publiques, 13 % des employés travaillent en anglais.

«Encore une fois, nous constatons la supériorité des ressources rendues accessibles à cette communauté [anglophone du Québec]», écrit Henri Thibaudin. Plusieurs hypothèses peuvent être avancées, selon le chercheur. Premièrement, les structures administratives nécessaires au fonctionnement des institutions peuvent être plus importantes, notamment en ce qui a trait aux commissions scolaires. «Deuxièmement, nous comparons les ressources à la demande de la communauté historique. Si cette méthodologie est complètement justifiée du fait que les dispositions légales ont été mises en place pour cette communauté, il faut tenir compte du fait que la demande totale de prestations de services en anglais comporte des individus n’appartenant pas à cette communauté», signale l’économiste. En santé, des francophones et des allophones ont accès aux services dont la communauté anglophone est dotée, de même pour l’enseignement collégial et universitaire.

Si l’on ajoute les employés qui disent utiliser régulièrement l’anglais au travail dans le secteur public au Québec, c’est 31 % d’entre eux qui travaillent en anglais le plus souvent ou de façon régulière (cette notion n’est pas définie dans le recensement) dans le réseau de la santé tandis que cette proportion s’élève à 40 % dans les administrations publiques.

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