Texte de Martin Lavallée paru dans La Presse du 1er août 2011.

Pourquoi, en 2011, imposer à tous les élèves l’apprentissage unique de l’anglais comme langue seconde? Restreindre l’ouverture sur le monde de la jeunesse québécoise à la seule langue anglaise constitue plutôt une fermeture, alors que ce même monde comporte une multitude d’autres langues et de cultures dont certaines sont aussi nécessaires et riches que l’anglais. Elles mériteraient également d’être enseignées dans nos écoles québécoises.

Même dans le cas où l’école québécoise construirait son cursus en fonction du seul prisme économique, elle ne serait pas justifiée d’enseigner uniquement l’anglais langue seconde à nos élèves, car celle-ci n’est plus la seule langue nécessaire à l’heure actuelle.

Qui n’est pas au fait que le mandarin, l’arabe, l’hindi, l’espagnol, le portugais et d’autres encore sont des langues indispensables pour fonctionner dans le monde économique moderne? Certaines commencent déjà à détrôner l’anglais comme langue principale dans divers secteurs. L’apprentissage de ces diverses langues par les citoyens de demain constituera un enrichissement pour l’ensemble de la collectivité québécoise qui sera à même de communiquer dans leur langue avec ces diverses cultures dispersées sur le globe.

Mais comme le rôle de nos écoles n’est pas d’être un simple rouage du système économique dominant, mais plutôt de former des citoyens informés, instruits et épanouis, elle est encore plus justifiée de diversifier son offre de cours de langue seconde afin d’enrichir personnellement chaque étudiant québécois.

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