Article de Radio-Canada paru dans son site Internet le 3 novembre 2009.

« Tout comme 86 % des Québécoises et Québécois, le Bloc québécois refuse de cautionner ce régime et c’est pourquoi il ne participera pas aux activités entourant la venue du prince Charles au Canada », a déclaré le député bloquiste Jean Dorion.

La Société Saint-Jean Baptiste et le Réseau de résistance du Québécois ont pour leur part annoncé qu’ils avaient l’intention de protester contre la visite princière.

Dans une lettre qu’il a fait parvenir au prince Charles, le président de la Société Saint-Jean Baptiste, Mario Beaulieu, demande à la Couronne britannique de reconnaître ses torts et de s’excuser « pour l’ethnocide d’une grande partie ce peuple issu de la Nouvelle-France […] et qui forme aujourd’hui le coeur de la nation québécoise ».

Le prince Charles et sa femme, Camilla Parker-Bowles, duchesse de Cornouailles, ont entrepris une visite de 11 jours au Canada.
Le couple a été accueilli lundi après-midi à l’aéroport de Saint-Jean, à Terre-Neuve, par la gouverneure générale Michaëlle Jean, représentante de la reine Élisabeth II au pays, ainsi que par les premiers ministres canadien et terre-neuvien, Stephen Harper et Danny Williams.

Le prince héritier de la Couronne britannique, qui en est à sa 15e visite au pays, et sa femme, pour qui il s’agit d’un premier passage au Canada dans des fonctions officielles, visiteront une douzaine de villes d’ici le 12 novembre, dont Toronto, Victoria, Vancouver, Montréal et Ottawa.

Le prince de Galles et sa femme vont visiter divers sites historiques, des organismes de charité des institutions d’enseignements. Ils rencontreront aussi des membres des Forces canadiennes afin, précise le site Internet du prince, de souligner « leur contribution extraordinaire à des opérations militaires dans le monde ».

Le prince Charles est colonel en chef de sept régiments canadiens, et il profitera de sa visite au pays pour visiter trois d’entre eux – le Royal Regiment of Canada, le Toronto Scottish Regiment et le régiment Black Watch du Canada – et leur présenter de nouvelles couleurs.

La visite du prince Charles et de son épouse se déroule dans un climat particulier. Selon un sondage des Amis canadiens de la famille royale, dont CBC a récemment obtenu copie, les deux tiers des Canadiens affirment que la monarchie britannique est aujourd’hui dépassée.

Une visite pancanadienne

Le prince Charles et la duchesse de Cornouailles n’ont pas de visite officielle à l’horaire lundi après-midi. Mardi, ils visiteront notamment le premier établissement britannique au Canada, Cupids, qui célèbrera son 400e anniversaire en 2010.

Mercredi, tous deux s’envoleront pour l’Ontario, où ils se rendront à Toronto, à Niagara-on-the-Lake et à Hamilton. À ce dernier endroit se trouve le château historique Dundurn, construit par l’un des ancêtres de la duchesse de Cornouailles, son arrière-arrière-arrière-grand-père, Sir Allan MacNab, premier ministre de la province du Canada de 1854 à 1856.

Les époux se rendront aussi à la foire agricole de Toronto, Royal Winter Fair, qui a lieu du 6 au 15 novembre 2009. Cet événement de calibre international, créé en 1922, propose également une démonstration équestre avec les meilleurs cavaliers au pays.

Vendredi, le prince Charles et la duchesse de Cornouailles entreprendront une visite de quatre jours en Colombie-Britannique. Ils visiteront le Village olympique et paralympique de Vancouver et participeront à une cérémonie autochtone de bienvenue en leur honneur.

Retour à Montréal

Le 10 novembre, le prince Charles et sa femme viendront à Montréal pour une première fois depuis les Jeux olympiques de 1976. Ils visiteront le Biodôme de Montréal et les installations du Cirque du Soleil. Ils resteront à Montréal pendant huit heures.

Le couple conclura sa visite par une réception et une cérémonie à la résidence de la gouverneure générale du Canada, Rideau Hall.

Une visite qui dérange

La visite du prince Charles ne fait pas l’unanimité dans la classe politique.

Le Bloc québécois a indiqué lundi qu’il ne participera pas aux activités entourant la visite du couple princier.

« Tout comme 86 % des Québécoises et Québécois, le Bloc québécois refuse de cautionner ce régime et c’est pourquoi il ne participera pas aux activités entourant la venue du prince Charles au Canada », a déclaré le député bloquiste Jean Dorion.

La Société Saint-Jean Baptiste et le Réseau de résistance du Québécois ont pour leur part annoncé qu’ils avaient l’intention de protester contre la visite princière.

Dans une lettre qu’il a fait parvenir au prince Charles, le président de la Société Saint-Jean Baptiste, Mario Beaulieu, demande à la Couronne britannique de reconnaître ses torts et de s’excuser « pour l’ethnocide d’une grande partie ce peuple issu de la Nouvelle-France […] et qui forme aujourd’hui le coeur de la nation québécoise ».

Les organisateurs ne prennent aucun risque et l’horaire du couple royal demeurera secret 48 heures avant chacun des événements.

On se souviendra que des émeutes avaient éclaté en 1964 lors de la visite de la reine Élisabeth II dans la ville de Québec. Depuis cet événement, connu comme le « samedi de la matraque », la reine et sa famille ont évité le plus possible de venir au Québec lors de leurs visites officielles au pays.

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