Article de Richard Smith publié dans le Soleil le 1er février 2012

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À l’époque où il faisait des reportages sur l’ancien ministre péquiste et psychiatre Camille Laurin, au milieu des années 1980, l’auteur Graham Fraser avait noté que Laurin voyait l’indépendance du Québec comme une sorte de « psychothérapie collective » pour permettre aux Québécois de briser un « schéma d’autorité défensive ». Laurin attribuait cette tendance à un « sentiment d’incomplétude et d’identité dénaturée » chez les Canadiens-français.

Ce que nous pourrions n’avoir pas perçu, c’est que la possibilité de l’option à elle seule pouvait aussi constituer une sorte de remontant psychique pour les Québécois. Oui, il ne s’agit ici que d’une hypothèse, mais certains développements apparaissent clairement.

Avec une classe moyenne en expansion, des taux de scolarisation grandissants et des familles de moins en moins nombreuses, les Québécois ont été transformés au cours des cinquante et quelque dernières années, et ils se sont subséquemment intégrés au courant social dominant de l’Amérique du Nord. Ironiquement, tout ceci a coïncidé avec la montée, et maintenant la régression, du message souverainiste de désengagement politique.

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