Article de Charles-Éric Blais-Poulin publié dans le journal Métro le 1er mars 2012

Une enquête réalisée par la Coalition pour l’histoire conclut à l’insatisfaction générale des professeurs face au programme du ministère de l’Éducation. Ce dernier, instauré en 2006, mise davantage sur la citoyenneté et les enjeux présents au détriment de l’histoire politique. «Faire du bien, être généreux, prêcher la bonne entente, c’est faire fi de la réalité, pense Robert Comeau, porte-parole de la coalition. On veut des faits historiques, même s’ils divisent. Il faut cesser de faire de la rectitude politique».

photo metro

La Coalition pour l’histoire a dressé une liste de dix recommandations pour pallier les lacunes soulevées par les 215 enseignants qui ont participé au sondage. Elle demande entre autres l’augmentation du nombre d’heures totales de cours d’histoire au secondaire à 500 heures, au lieu de 350.

Les enseignants, à hauteur de 82%, souhaitent aussi que les contenus des programmes de 3e et 4e secondaire soient scindés en deux cours : La préhistoire amérindienne à 1840 et 1840 à nos jours. «À l’heure actuelle, la matière est très redondante d’une année à l’autre, et les étudiants perdent leur intérêt», constate Josiane Lavallée, auteure de l’étude initiée par la Société Saint-Jean-Baptiste. Selon elle, certains professeurs dissidents passeraient outre les exigences du ministère de l’Éducation en enseignant déjà selon la trame chronologique.

Plusieurs revendications de la coalition trouvent écho dans le programme du Parti québécois. Une pétition déposée le 15 février dernier par Marie Malavoy, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’enseignement supérieur, réclame notamment une plus grande place de l’enseignement de l’histoire dans les cégeps et les universités. Le texte a reçu l’appui de 6300 signataires. De son côté, le ministère de l’Éducation du Québec a fermé la porte à rouvrir le débat sur le contenu des programmes d’histoire.

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