20 février 2019 –  CKVL

 

 

Les feux sont braqués sur Pauline Julien, la militante indépendantiste, chansonnière remarquable, décédée il y a 20 ans grâce à un excellent film et à un excellent spectacle. Mais là on apprend que Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens, basé à Toronto, fait entrer le 21 février au Panthéon la chanson de Pauline Julien et de François Dompierre L’âme à la tendresse.
Mais il y a anguille sous roche. Quel est le véritable objectif de cette intronisation? Guy Bouthillier rappelle l’objectif exprimé clairement en 1964 par l’ancien premier ministre Pierre-Elliott Trudeau : combattre le mouvement « séparatiste » par le nationalisme canadien fédéral. Il s’agit d’une appropriation de nos symboles culturels québécois. Dans 10, 15 voire 50 ans, dit-il, on dira de Pauline Julien qu’elle était une grande chanteuse « canadienne ». Or de son vivant, Pauline Julien a toujours refusé qu’on la traite de «canadienne». Guy Bouthillier cite sa déclaration à cet effet en 1989 qui ne laisse pas la moindre doute.

Il rappelle aussi des précédents d’artistes qui ont refusé de se faire embrigader dans l’armée culturelle canadienne : Hubert Aquin, Leonard Cohen, Raymond Lévesque et d’autres.
L’entrevue se termine avec un extrait d’une entrevue avec Pauline Julien sur son arrestation en 1970 et celle de ses enfants sous le coup des Mesures de guerre de Trudeau.

 

 

 

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