Non au retour de la satue de Jonh A. Macdonald à Montréal

COMMUNIQUÉ

Non au retour de la satue de Jonh A. Macdonald à Montréal

Montréal, le 7 décembre 2022 – La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB) participait
aujourd’hui, à la salle du Conseil de l’hôtel de ville de Montréal, à l’étude publique organisée par
la Commission sur la culture, le patrimoine et les sports de la Ville de Montréal concernant
l’avenir du monument honorant John A. Macdonald.

À la suite de la présentation de l’avis préliminaire d’un comité ad-hoc de la Commission, composé
d’experts indépendants s’étant penchés sur le futur de la statue controversée, la SSJB a exprimé sa
position sur le sujet.

Position de la SSJB :
« Depuis l’érection de la statue de John A. Macdonald en 1895, la Société Saint-Jean-Baptiste de
Montréal n’a jamais témoigné une quelconque sympathie envers la présence de ce personnage dans
les lieux de mémoire et dans la toponymie de la métropole. La SSJB est d’avis que l’héritage de
Macdonald ne devrait pas être glorifié par la présence d’une statue, et qu’incidemment, celle-ci
ne doit pas être de retour dans l’espace public montréalais.

La commémoration étant un geste politique, il est sain que la société revisite parfois l’héritage de
certaines figures à la lumière des préoccupations du présent. Nous pensons toutefois que le
retrait de certaines figures des lieux de mémoire et de la toponymie doit être réservé à quelques
exceptions et ne peut pas devenir une politique systématique de la ville de Montréal. Macdonald
et Amherst, par exemple, font partie de ces exceptions. Au contraire, Chomedey de Maisonneuve,
dont la présence d’une statue a récemment été contestée, mérite sa place dans le paysage de la
ville en raison de son rôle central dans la fondation de Montréal aux côtés de Jeanne Mance.
L’héritage des figures auxquelles on a par le passé érigé des monuments est à juger au cas par
cas et le déboulonnage de statues doit demeurer une mesure exceptionnelle. Ces décisions
doivent faire l’objet de discussions civiques et politiques plutôt qu’être réservées à une minorité
de gens qui souhaiterait imposer ses vues ou son autorité en la matière.

De plus, nous aimerions réitérer l’importance de nommer davantage de lieux de mémoire qui
reflètent l’héritage des femmes, des Premières Nations, des Inuits et des Métis sur la société
québécoise, en toute amitié avec ceux-ci. Nous souhaitons profiter de l’occasion pour proposer
l’installation d’une statue de Louis Riel afin qu’il y ait à Montréal un lieu pour commémorer son
héritage. À cet effet, rappelons que Macdonald s’était exclamé, dans une phrase
malheureusement rendue célèbre, « que Louis Riel sera pendu, même si tous les chiens du
Québec aboient en sa faveur ». Ces tristes propos doivent aujourd’hui céder le pas à un lieu
soulignant la solidarité entre les peuples. Enfin, nous aimerions aussi que les nouveaux lieux de
mémoire qui seront aménagés par la ville dans ce secteur mentionnent l’histoire de l’ancien

cimetière Saint-Antoine, situé autrefois sur ces lieux, qui fut entre autres le lieu d’inhumation de
Ludger Duvernay et de nombreux patriotes impliqués dans la Rébellion de 1837-38.
La SSJB suivra avec attention la suite que donnera le Conseil municipal de Montréal à l’étude
publique sur l’avenir du monument honorant la mémoire de John A. Macdonald.

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Pour informations : communications@ssjb.com