Article de Raymond Giroux dans Le Soleil du 29 septembre 2012
Catalogne
Minoritaires, les souverainistes québécois dirigent maintenant l’Assemblée nationale et, tous partis confondus, rassemblent 40 % des électeurs. […] Le portrait politique actuel nous donne une belle occasion de revoir l’état du monde des petites nations en quête d’un pays […] Le Scottish National Party a pris le pouvoir l’an dernier avec 45 % des votes, mais jamais aucun sondage n’a donné de majorité à l’indépendance de l’Écosse, les plus récents plafonnant à 35 %. […] Le président de la Generalitat, le nationaliste Artur Mas, veut que la Catalogne exerce ce jour-là son «droit à l’autodétermination». Autrement dit, il déclenche une élection référendaire sur le dos de Madrid qu’il accuse de mauvaise gestion. Optimiste au maximum, il a même annoncé dans cette foulée la tenue d’un vrai référendum, une fois l’élection gagnée. Les Catalans, dont 46 % s’expriment de préférence en castillan et seulement 35 % en catalan, manifestent bruyamment leur grogne et pour une rare occasion, l’indépendance a atteint 51 % d’appuis dans un récent sondage.

Les indépendantistes flamands, de leur côté, atteindraient le seuil des 40 % des votes, selon des sondages réalisés en vue des élections municipales du 14 octobre, et leurs dirigeants entendent utiliser ce résultat pour peser sur les législatives de 2014.

La Belgique existe par suite d’un accident historique. Les Flamands, traditionnels défavorisés du pays, se retrouvent maintenant plus nombreux et plus riches que les Wallons. D’où la volonté de plusieurs d’entre eux de larguer les francophones.

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