Article de Pierre Dubuc et Marc Laviolette publié dans L’Aut’Journal le 18 janvier 2012

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Premièrement, il permet de contrer en période électorale les arguments des adversaires voulant que la tenue d’un référendum soit la marotte d’une direction politique déconnectée de la réalité. On pourra facilement rétorquer que la décision de la tenue ou non d’un référendum reposera désormais entre les mains du peuple.

Deuxièmement, il permet à la direction du Parti Québécois de conserver l’initiative du jeu. Le projet de loi ouvrant le registre sera déposé au moment jugé opportun, c’est-à-dire lorsque le PQ et les indépendantistes jugeront que le fruit est mûr après avoir soigneusement préparé le terrain au moyen d’une pré-campagne en faveur de la souveraineté à travers le Québec. Ce qui nous donnera une longueur d’avance sur les fédéralistes.

En résumé, on se donne le moyen de se préparer, on met le peuple dans le coup et on y va à fond de train au moment le plus favorable.

En résumé, le RIPS permet :

De contrer, lors de la campagne électorale, les arguments des fédéralistes selon lesquels les souverainistes veulent imposer un débat dont le peuple ne veut pas en répliquant : « C’est le peuple qui va décider, s’il y aura un référendum ou pas ».

D’être maître du calendrier en choisissant le moment approprié pour ouvrir le registre des signatures après avoir fait monter la pression dans la bouilloire.

De pouvoir bénéficier d’une pré-campagne de mobilisation avant l’ouverture proprement dite de la campagne référendaire.

Conclusion

Alors, chers souverainistes, un peu de renouveau. On ne peut continuer à se comporter comme ces vieux généraux qui ne rêvent que de refaire les batailles qu’ils ont perdues. Humez un peu l’air du temps! Il y a de l’initiative populaire dans l’air !

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