Article de Christian Rioux publié dans Le Devoir le 28 janvier 2012

photo devoir ecosse

«Contrairement au Québec, l’Écosse n’a jamais été conquise, dit Kenneth Gibson. Elle est entrée dans l’Union volontairement. Elle peut donc en sortir de la même façon.» Pour ce député, dont l’arrière-grand-père était un Lafayette de Rouen, le déclin de la population écossaise au sein du Royaume-Uni est une illustration du sort que celui-ci réserve à l’Écosse. «Lorsque nous sommes entrés dans l’Union, nous représentions un Britannique sur cinq. Nous ne sommes plus qu’un sur dix! La population de l’Écosse n’a pas bougé depuis la guerre à cause de l’émigration.»

La survie économique d’une Écosse indépendante ne fait guère débat aujourd’hui, surtout depuis la découverte de pétrole dans la mer du Nord, dans les années 1980. Ce qui n’empêche pas le premier ministre Alex Salmond, un banquier de métier, d’affirmer que l’Écosse conserverait la livre sterling comme monnaie et la Banque d’Angleterre comme prêteur de dernier recours. Ce qui n’est pas l’avis du chancelier de l’Échiquier, John Osborne, qui a laissé entendre que Londres pourrait s’y opposer. Une opinion aussitôt contredite par le secrétaire du Scottish Office, Michael Moore. Selon ce dernier, l’Écosse pourrait conserver la livre sterling sans aucun problème, mais elle devrait «réfléchir aux conséquences»: ses taux d’intérêt seraient alors décidés à Londres et non pas à Édimbourg.

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