Article de Lise Payette publié dans Le Devoir et sur Vigile.net le 30 mars 2012

Sur la pierre tombale de René Lévesque, ce sont ces mots de Félix Leclerc qu’on peut lire, des mots qui lui allaient si bien : « Libérateur de peuple. » Il n’aura pas réussi à mener sa démarche jusqu’au bout, faute de temps, faute de convaincre tout son monde en même temps, faute de solidarité. Et puis la mort l’a fauché, comme les autres, comme Félix et tous ceux qui croyaient « que les fruits étaient mûrs dans les jardins de ce pays ». Le pays est retourné en dormance. Déçus, épuisés, pratiquement privés d’oxygène, les Québécois se sont tus.

Ce sont les étudiants dans la rue qui m’ont menée à cette réflexion. Je me suis demandé ce qu’ils savaient de René Lévesque et j’ai pensé que si c’était comme le reste de notre histoire, ils devaient croire que c’était un boulevard traversant le centre-ville de Montréal. Au même titre qu’Hippolyte Lafontaine est un tunnel et Jacques Cartier, un pont.

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