Article d’ Alain-G. Gagnon publié dans Le Devoir le 7 février 2012

Le Canada n’est pas en reste et il a subi les contrecoups de ces phénomènes internationaux, ce qui a fait en sorte que la question nationale du Québec ait pu sembler perdre de sa pertinence pour de nombreux acteurs politiques et sociaux. Aujourd’hui, cependant, avec l’annonce de la tenue d’un référendum sur l’avenir de l’Écosse au sein du Royaume-Uni, le Canada ne gagnerait-il pas à prendre au sérieux la question du Québec plutôt que de continuer à l’ignorer?

Conscients de toutes ces difficultés, nous croyons le temps venu pour la prochaine génération d’épauler ceux qui se sont investis dans les débats de société des dernières décennies en faisant faire de nouveaux pas aux Québécois et aux Canadiens dans les domaines de la citoyenneté, de l’affirmation identitaire, de la conquête des marchés internationaux et de la reconnaissance des peuples.

Comment le Canada de demain devra-t-il être imaginé? S’agira-t-il d’une fédération ouverte aux différentes cultures fondatrices et sensibles aux besoins variables des différentes régions? S’agira-t-il d’une fédération plus autoritaire laissant de moins en moins de place à la délibération et à l’habilitation des communautés? Il importe de trouver des réponses satisfaisantes à ces questions au cours des mois qui viennent afin de parvenir à donner à tous des chances égales de se réaliser.

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