Article de Claude Levesque publié dans Le Devoir le 19 janvier 2012

Les adversaires de la souveraineté essaient d’imposer leurs propres règles, menaçant de déclarer illégal tout référendum qui ne les respecterait pas. Certains ont invoqué plus ou moins explicitement la loi canadienne sur la «clarté» référendaire de Stéphane Dion. (Soit dit en passant, le successeur de ce dernier, Michael Ignatieff, vient de publier une tribune sur le débat écossais dans le Financial Times.)

La remontée du sentiment nationaliste a fait suite à l’accession du Royaume-Uni à l’Union européenne (1973) et à la découverte de gisements de pétrole au large des côtes écossaises, deux événements de nature à dissiper les craintes quant aux conséquences économiques d’une séparation. Les souverainistes écossais sont même devenus des européanistes beaucoup plus enthousiastes que leurs voisins anglais. Plusieurs pays ont accédé à l’indépendance au cours des dernières décennies, y compris en Europe. Néanmoins, aucun ne l’a encore fait en mettant fin à un statut de région ou d’État fédéré au sein d’un pays membre de l’UE.

Voir dans Le Devoir


   Articles pertinents :