Article de Le Voisin publié dans Le Globe.ca le 25 décembre 2011

En cette période de déprime politique, René Lévesque est un phare qui nous démontre qu’il est possible de nous sortir d’une période de grande noirceur. Car détrompez-vous, bien que la grande noirceur ait bel et bien existé – il suffit de lire Refus global de Paul-Émile Borduas pour s’en convaincre – cette grande noirceur donc, n’est pas que cette période que l’on a aussi assombrie, la grande noirceur est de retour ! Aujourd’hui, les conservateurs à Ottawa méprisent la culture, commencent à censurer ce qui ne fait pas leur affaire (en matière financière ou en matière de morale) en nous ré-imposant la monarchie et l’obscurantisme pollueur de leur programme doctrinaire tout en fragilisant notre démocratie parlementaire…

Et à Québec! Bon dieu, à Québec, notre élite politique est en train de salir la mémoire de René Lévesque et de trahir le Québec en entier. J’invoque Lévesque parce qu’il est un des grands artisans de ce que l’on appelle la Révolution tranquille, c’est-à-dire notre accession à la modernité. Comme journaliste d’abord, il nous a ouvert à l’actualité internationale, comme ministre ensuite, il est le premier responsable de la nationalisation de l’électricité. Comme 1er ministre enfin, il a nettoyé les mœurs politiques et amorcé une réelle démocratisation de notre vie politique.

Aujourd’hui, trois personnalités qui ont occupé un poste déjà occupé par Lévesque illustrent «à merveille» le salissage de l’héritage de celui que l’on surnommait affectueusement «Ti-poil». Ce triumvirat compose une multiple trahison pour le Québec:

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