Chronique de Nic Payne publié sur Vigile.net le 17 décembre 2011

Obnubilés par le besoin viscéral de  » battre  » l’abominable Charest, de nombreux souverainistes insistent lourdement sur les dangers de la fameuse  » division  » du vote anti-libéral. Il ne faudrait pas exprimer ses idées, et encore moins leur donner de nouveaux partis politiques, quand elles n’en ont pas, sous peine de  » faire le jeu  » de nos adversaires.

Se restreindre à de telles considérations, c’est focaliser sur la lutte pour le pouvoir — provincial, donc tronqué, ne l’oublions pas —, en oubliant ce qui, en dépit des aléas de cette lutte pas toujours très glorieuse, demeure tant bien que mal au coeur de la politique : les idées.

Malgré ce qu’en diront les cyniques, les idées peuvent transcender la petite histoire des aventures électorales de partis qui vont et viennent au gré des époques, même si certains d’entre eux deviennent des dinosaures plus solidement incrustés dans le décor que d’autres.

Prenez l’ADQ. Ceux qui votent pour ce  » tiers-parti  » ont toujours perdu leurs élections, et ce, plus souvent qu’autrement, de façon décisive, sauf une fois, à l’arraché, devant un gouvernement libéral mal en point et un PQ vacillant.

Or, quelles sont les idées gagnantes des dernières années, au Québec ? Ce sont, en bonne partie, celles des meilleurs moments de l’ADQ : Nationalisme de province et moratoire référendaire, abolition des commissions scolaires, considérations comptables prépondérantes, remise en question des seuils d’immigration, retour des bulletins chiffrés, autonomisme illusoire, etc etc.

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